Citation du livre
“Les bateaux étaient assez proches pour que les familles puissent se parler, mais impossible de s’approcher davantage.”
Je voudrais partager mes pensées et réflexions personnelles à propos du sujet d’être un réfugié et de ce que cela signifie, après avoir lu le livre Nous Étions Tous Des Réfugiés, écrit par Alan Gratz (paru le 17 mai 2023 en français). Ce roman m’a profondément touché, notamment parce qu’il adopte un point de vue souvent oublié : celui des enfants: “Josef, Isabel et Mahmoud sont des personnages de fiction, mais leur histoire s’inspire de faits réels.” Ce livre souligne l’idée que la migration est une expérience humaine partagée par tous.
Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est justement ce choix de raconter l’exil à travers les yeux de trois enfants de 12 ans : Josef, un jeune juif fuyant l’Allemagne nazie en 1938 ; Isabel, une Cubaine qui tente de rejoindre les États-Unis en 1994 ; et Mahmoud, un Syrien qui fuit la guerre à Alep en 2015, et “les Nations unies estiment à plus de 470 000 le nombre de personnes tuées depuis le début du conflit, en 2011”. Leurs parcours, bien que très différents dans le temps et l’espace, résonnent profondément entre eux, et avec l’actualité.
À travers ces récits, l’auteur met en lumière une thématique universelle : l’exil, ça veut dire: “commencent une deuxième vie, tout aussi dangereuse que la première, et qui consiste à tenter de survivre aux traversées souvent mortelles, aux patrouilles aux frontières et aux criminels en tous genres qui cherchent à profiter d’eux”. Ce thème reste tristement d’actualité, que ce soit à travers les crises en Syrie, en Ukraine, ou même les déplacements liés au climat, comme ceux que vivent actuellement certains Pakistanais. Ce roman jeunesse nous rappelle que le statut de réfugié n’est pas une identité fixe, mais une réalité humaine que beaucoup peuvent être amenés à vivre un jour.
Ce livre m’a permis de développer plus d’empathie, justement parce qu’il donne la parole à ceux qu’on entend rarement, ce que des enfants. Leur regard, à la fois innocent et lucide, rend la réalité de l’exil encore plus poignante. On comprend que derrière chaque statistique, chaque crise humanitaire, se trouvent des vies, des visages, des rêves brisés ou déplacés.
Enfin, je trouve que ce roman montre bien que l’humanité est partagée par tous, peu importe l’origine, la culture ou le contexte politique. Et que, réfugiés ou non, nous avons tous un lien avec la migration, que ce soit dans notre histoire familiale ou dans notre société.
Si ce livre vous a touché autant que moi, je vous recommande aussi :
- Le Parfum d’Irak (Bande Dessinée) – Feurat Alani
- L’Odyssée d’Hakim (Tome 1 : De La Syrie À La Turquie) – Fabien Toulmé
- Je Vous Écris de Téhéran – Delphine Minoui
- Dans La Peau d’Un Migrant – Arthur Frayer-Laleix
Overall rating: ⭐⭐⭐⭐⭐
